Archives mensuelles : mai 2009

Poursuivre la démocratisation (5) à propos de quelques résidus de l’ancien régime

A chaque élection on entend dire: « lorsque nous serons au pouvoir », ou « si nous étions au pouvoir… » et ainsi de suite. Certains ne semblent pas avoir encore compris (on pourrait se demander pourquoi) qu’en démocratie il n’y a aucun pouvoir à prendre mais uniquement des mandats de responsabilité à exercer  pour un temps limité (et aujourd’hui ce temps devrait être le plus court possible – 2 ans maximum) et les candidats aux postes sont élus par les citoyens, c’est-à-dire, le peuple souverain. On devrait apprendre cela aux enfants dès l’école primaire car à Sciences-po ça ne sert à rien. La poursuite de la démocratisation doit maintenant se poursuivre autrement qu’en utilisant les vieilles techniques dites de représentation qui sont désormais caduques. Les techniques numériques modernes permettent une démocratie rapide, directe et permanente. Il suffit de le vouloir pour la mettre au point afin qu’elle soit viable et qu’elle tienne compte de l’accélération/complexification (c’est un principe d’équivalence) du monde humain.

Poursuivre la démocratisation (4) de l’utopie à la pantopie pour changer le monde

L’économie se résume à la production et à la distribution des biens désormais mondialisés. Prolétaires et esprits libres de tous les pays, créons le marché socialisé mondialement, produisons et distribuons nous-mêmes, créons des coopératives de production et de distribution, répartissons-nous la totalité des tâches de l’économie et ne laissons plus rien au capital financier. Utilisons l’agora mondiale d’aujourd’hui: l’Internet, pour produire et distribuer librement et déhiérarchiser le monde humain afin que les droits de la personne humaine soit reconnus et appliqués partout. Aucun être humain ne doit plus être considéré comme supérieur ou inférieur à un autre. Nous pourrons aussi bien être des amis, des coopérants, des rivaux, des arbitres, des enseignants et des étudiants, et nous déciderons de nos lois dont nous mesurerons l’équité en nous fondant sur nos valeurs, c’est-à-dire le respect et l’égalité de tous les êtres humains. Et il n’y aura plus ni prolétaires, ni capitalistes, mais des êtres humains libres et égaux, producteurs et distributeurs. Nous commencerons alors un nouveau chapitre de l’histoire humaine celui que les esprits libres du XIXe siècle avaient déjà envisagé et qui a été dévoyé au siècle suivant par des usurpateurs et des tyrans et que l’on retrouve encore sous forme de résidu dans les petits partis dit d’extrême-gauche qui ne rêvent que de recommencer l’usurpation. N’obéissons a aucun parti et ne suivons aucun leader de quoi que ce soit. Il n’y a de chef que dans les cuisines. Ne laissons aucun tribun prendre la parole en notre nom sans qu’il ait été dûment mandaté et pour un temps limité. Et n’écoutons jamais ceux qui ne parlent pas en leur nom propre, vous savez, ceux qui commencent en disant: « Je vais vous dire la vérité…je vais vous expliquer… en termes simples car c’est un peu technique… », c’est un mensonge de plus. Écoutons plutôt, mais sans jamais aduler personne, ceux qui disent: « voici ce que je propose et voici ce que je pense… ». N’écoutons plus les discours mais soyons attentifs à la personne humaine. Sinon, nous sommes déjà défaits.