Archives mensuelles : février 2019

Racisme et antisémitisme: opinion ou maladie? Faut-il légiférer?

J’ai entendu récemment à la radio une personne connue qualifier les actes récents à Paris de judéophobes d’abord puis d’antisémites, laissant entendre le dernier terme comme plus grave que le premier. En effet, les deux termes ne sont pas équivalents, mais pas comme cette personne le pense. La judéophobie et le racisme sont des maladies (encore) considérés légalement comme des opinions, certes délictueuses, mais des opinions quand même. Mais il s’agit bien de maladies, surtout comme celles-là, lorsqu’elles sont socialement contagieuses et que nous savons par expérience ce qu’elles ont déjà entrainé dans le passé de guerres et de meurtres. Elles reposent sur de purs fantasmes, comme ceux qui diraient que « la terre est plate », mais ces fantasmes là ne sont pas anodins.

Il faut donc, socialement, prendre en charge ces maladies, et d’abord, commencer par bien nommer les choses, au lieu de reprendre leurs fantasmes (race, sémites, aryens,  etc.) comme si c’était des choses réelles. Que les choses soient bien claires! Premièrement, un raciste est un malade car il n’y a pas de races, l’humanité est une et aucune des différences entre les êtres humains ne peut être qualifiée de race. Deuxièmement, un antisémite est également un malade car il n’y a ni sémites, ni aryens car ces termes sont les inventions même des antisémites. Seulement, pour que cela soit bien clair dans notre manière de penser, il faudrait l’enseigner dès l’école primaire. Personnellement, j’appellerais à légiférer sur ces points.

Jacques Jaffelin, 22 janvier 2019