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Pratique de la logique immanente (1) seuls, vraiment seuls?

Sommes-nous seuls dans la Nature?

Exemple de raisonnement de logique immanente: j’ai proposé il y a déjà plus de vingt ans de repenser ce que l’on entend par gravitation. Ainsi, les planètes tournent autour du soleil non pas pour obéir à la loi de Newton mais plutôt au principe évolutionnaire. Celui-ci conduit à penser que tous les êtres vivants ont un ancêtre commun. Mais ce principe nous conduit beaucoup plus loin que Darwin pouvait le croire. Il peut s’appliquer à tous les « êtres » c’est-à-dire à tout ce qui est dans la nature infinie. Et cela nous amène a considérer la nature comme un champ génétique infini. Qu’est-ce à dire? Nous autres êtres humains sommes issus des formes (je dirais plutôt, conformément au point de vue exposé ici, informotions)  les plus primitives et nous avons inclus au cours de l’évolution de transformations successives de ces informotions dans les cellules de notre organisme. Et pour persévérer dans notre existence (comme dirait Spinoza) nous nous nourrissons des informotions qui nous sont apparemment extérieures mais qui sont destinés a être consommées pour renouveler notre organisme. Nous sommes tributaires de tout ce qui nous précède dans le processus évolutionnaire. Depuis l’oxygène, l’eau, les minéraux, jusqu’aux plantes et aux animaux de nous consommons. Nous passons donc notre temps a graviter autour de tout ce dont nous sommes issus pour le consommer et renouveler la vie. Eh bien il en va de même pour les planètes avec le soleil. Les planètes gravitent autour du soleil car elles sont toutes issues du Soleil et peuvent donc avoir n’importe quels forme, mouvement et contenu (voir l’axiomatique) et dépendent de lui comme nous dépendons de lui et des autres êtres vivants. Graviter signifie donc être issu de mais aussi dans le même mouvement être inclus dans (le système solaire, ici). Il en va de même pour la Lune qui est issue de la Terre et qui est incluse dans son système gravitationnel en tant que satellite.

Ainsi, pour résoudre la question que certains se posent si la vie existe en dehors de la Terre il faut raisonner logiquement, causalement et en termes de processus. L’ordre générique des planètes est l’ordre inverse de leur distance du Soleil. Mercure est la dernière création du Soleil, la terre est l’avant-avant dernière. La vie ou ce que nous nommons telle est présente sur la Terre et la question que nous nous posons habituellement est: quelles sont les conditions pour que la vie soit présente? La réponse logique est la suivante: que la terre soit là ou elle est (non pas spatialement ni temporellement mais génétiquement), et cela n’est possible que si toutes les planètes sont là où elles sont dans l’ordre actuel et dans leur ordre d’apparition; mais aussi que le Soleil soit là où il est dans l’ordre galactique et ainsi de suite. La vie n’existe donc qu’ici. Seule la raison mécanisée (qui ne pense que quantitativement et à l’aide de la théorie des nombres) peut envisager des milliards de Terres identiques, l’homogénéité de l’espace et du temps, une origine de la nature et ainsi de suite. C’est une pathologie semblable à ceux qui recherchent des sosies. La nature ne fait jamais deux fois la même chose. Et comme nous sommes de la nature nous aussi, nous ne faisons pas davantage deux fois la même chose malgré notre obsession compulsive actuelle. La logique de l’immanence implique donc qu’il n’y a pas davantage deux atomes identiques, deux particules identiques, qu’il y a deux individus identiques. Mais la raison mécanique transcendantale n’a pas seulement inventé l’identité de l’univers, de l’énergie de l’électron, et ainsi de suite, mais a aussi inventé l’identité qui pourri la vie sociale humaine alors que nous ne constatons que des processus de différenciation. Mais je développerai ce dernier point dans l’ouvrage qui est en cours de rédaction. L’identité est l’autre nom de l’enfer ou de la folie.