Les troubles relationnels et de la socialisation en sociosomatique



Qu'est-ce qu'un trouble relationnel ?

Aujourd'hui, une branche de la psychothérapie et de la psychiatrie modernes ne s'occupe pas de savoir si notre cerveau fonctionne bien, si nous sommes fous ou sains d'esprit.

Alfred Adler, un psychiatre viennois du début du siècle disait déjà que notre vie intérieure n'est faite que de formes de relation et que âme ou psychisme signifiait en fait relation et socialisation.

Dans les années quarante et cinquante, tandis que se mettait en place la révolution cybernétique, un anthropologue américain, Gregory Bateson, allait contribuer au renouvellement de la psychiatrie et à la création du Mental Research Institute à Palo-Alto.

Ses propositions aboutirent à remplacer, dans l’approche psychothérapeutique, la notion de trouble mental par celle de trouble relationnel.

La notion d’esprit devient dès lors équivalente à mode de relations. Et chaque pensée, chaque parole, chaque comportement expriment une forme de relation et s’expriment dans une forme de relation.

Une grande partie des problèmes humains que l'on qualifiait auparavant de nerveux, de neurologiques, voire d'héréditaires (ou de génétiques aujourd'hui), fut désormais abordée en tant que problèmes relationnels.

De même, les troubles que l’on qualifie habituellement d’émotionnels et de psychiques montrent en fait les difficultés que nous avons à nous engager dans telle ou telle forme de relation.

Ces problèmes proviennent autant de ce qui se passe entre les personnes, de leurs relations, que de la personnalité de chacune d’entre elles.

Ces difficultés ne sont pas dues à un dysfonctionnement psychique, cérébral ou organique mais à un défaut d'apprentissage de ces formes au cours de notre socialisation.

 

Blocages

Tout problème de relation avec d'autres personnes (conjoint, famille, entreprise, association, minorité, etc.) se manifeste sous la forme de troubles momentanés (anxiété, trac, rougissement, pâleur, migraine, sudation, rhumatisme, constipation, migraine, obsession, etc.). Ces derniers peuvent se transformer, si les problèmes ne sont pas surmontés, en troubles chroniques (angoisse, dépression, manie, impuissance, frigidité, paralysie, ulcère, inflammation, etc.).

Ces symptômes qui reposent sur un blocage ou une fixation du processus de socialisation, peuvent être considérés comme des processus autoréférentiels; ceci pour signifier que nous nous sommes alors mis au service d’une idée, d’un comportement, que nous avons nous-mêmes créés. Sortir de cette autoréférence c’est donc aussi permettre de s’engager dans le changement souhaité.

 

Changements

Les relations (sexualité, amitié, convivialité, rivalité, autorité, etc.) que nous nouons avec nos semblables s'effectuent sur la base de divers changements du corps dont on joue comme d'un répertoire varié avec souplesse et dextérité. Nous qualifions ces changements de sociosomatiques.

Ces changements et cette souplesse s’acquièrent au cours de l'apprentissage de notre socialisation qui commence, pour chacun d’entre nous, au sein de la famille.

Une faille importante dans cet apprentissage a pour conséquence l'arrêt du processus de socialisation. La thérapie sociosomatique permet la reprise de cet apprentissage par des techniques appropriées élaborées au cours de la relation thérapeutique.

 

Créativité et projet

Chacun d'entre nous élabore très tôt et tout au long de son existence une conception du monde humain; il est nécessaire que cette dernière soit sans cesse mise à l'épreuve de nos expériences et renouvelée.

Plus cette conception est rigide et close, plus nous aurons des difficultés à saisir les nouveautés qui s'offrent à nous et en particulier les nouvelles personnes avec lesquelles nous serons amenés à entrer en relation. Plus également nous aurons des difficultés à manifester notre créativité en nous enfermant dans des rituels et des routines.

Cette conception du monde humain propre à chacun d'entre nous doit être considérée comme notre création personnelle.

C'est par elle que nous déterminons les formes de notre implication dans le monde humain. Et c’est elle qui est responsable de nos problèmes lorsque nous la figeons en dogme immuable. Ainsi se poursuit notre projet de vie.

Nos paroles, nos souvenirs, notre cognition, sont donc autant des actualisations de ce projet que des réminiscences d'un passé.

 


 

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