Archives mensuelles : avril 2021

L’esclavage est-t-il vraiment fini? Justice et liberté maintenant et partout!

En dehors de la monstruosité de l’esclavage des empires coloniaux britanniques, français et autres, avec les déportations de centaines de milliers d’êtres humains pendant plus de 300 ans, de l’indemnisation des propriétaires d’esclaves (et non des ex-esclaves) lorsque les britanniques et les français l’abolirent officiellement dans leur pays et, de ce que tout cela a quelque chose de répugnant aujourd’hui pour ceux qui découvrent les horreurs que leurs ancêtres ont perpétrées et pour les autres, ce qu’ils ont subit; il reste encore beaucoup de choses à faire pour que « Justice » et « Liberté » soient encore des mots qui aient un sens. N’oublions pas que Marx, qui n’ignorait pas l’esclavage, désignait le salariat des ouvriers industrialisés par le capitalisme comme la forme moderne de l’esclavage inventé récemment par les fils des esclavagistes recyclés en « entrepreneurs« ; le terme fait plus acceptable que maître, et a même fini par devenir, à force, très respectable… tellement même que les nouveaux esclaves (salariés) ont même fini par en redemander puisque c’était ça ou la famine. Mais si l’on y réfléchit un peu… On pourrait peut-être repenser à supprimer cet esclavage aussi, comme Marx et les autres, nous y avait invités il y a déjà longtemps mais dont les principes qu’ils proposaient pour y parvenir ont été dévoyés; ce qui doit nous empêcher de jeter le bébé avec l’eau du bain et de trouver plutôt des moyens réalisables aujourd’hui… On dirait parfois que tout fini par se transformer en son inverse; et le salariat, d’esclavage moderne, est devenu un mode de vie enviable et même inévitable; c’est le salariat ou le chômage aujourd’hui, pour la grande majorité de la population. La fin du salariat ou, autrement dit, de l’esclavage moderne serait le début du règne des libres producteurs et de l’organisation sociale qui va avec: la production socialisée des services et des biens communs. Seulement, il faudra bien tenir la route, cette fois…

Postscriptum: Puisque nous en parlons en ce moment un peu partout, la question: « Faut-il réparer et payer les dettes des dommages provoquées dans le passé par les colonisateurs et le racisme institutionnel aux peuples spoliés, exploités, méprisés, réduits en esclavage et/ou au travail forcé »?. La réponse est définitivement OUI! Et maintenant!

Et J’allais dire, pour paraphraser une certaine personne: « Quoiqu’il en coûte! »

JJ