Archives mensuelles : août 2020

A propos d’accélération puis, soudain, de collapsologie…

Il y a quelque temps nous entendions ici ou là dans les media, commentateurs ou intervenants, parler d’accélération du monde humain en général. Comme si il n’y avait qu’un simple changement dans notre monde qui serait l’accroissement progressif de la vitesse de nos comportements. En bref, que nous serions de plus en plus pressés… Puis, subitement, voici que l’on parle de collapsologie, en français théorie de l’effondrement de la civilisation. Les mêmes que ceux qui la défendaient depuis des siècles (banquiers, capitalistes, professeurs, etc..), sont pris de panique et se mettent à construire des refuges en bétons pour survivre à la catastrophe annoncée tout en surveillant le cours de leurs actions à la Bourse. Pour ma part, voilà des années, sur ce site et dans les articles de ce blog, dans mes cours, séminaires et conférences, que je me tue (j’ai 74 ans, mais je suis encore vivant, ou presque) à dire et à redire ceci, que j’ai déjà écrit ici dans un blog précédent, mais je le répète aujourd’hui, au cas où cela intéresserait quelqu’un(e).

…  l’invention des dieux et des nombres nous a rendus fous de puissance. Nous avons fini par oublier que nous sommes issus et inclus dans la nature. Aujourd’hui, la technologie issue de ces nombres par la mécanisation de la pensée d’abord puis des choses, les robots, les automates divers que nous appelons « intelligents », nous font peur car nous aimons nous faire peur nous-mêmes de notre propre incapacité à maîtriser notre désir total de maîtrise. Cette idée de toute-puissance est conforme à nos mythes religieux mais curieusement, ceux qui s’en sont émancipés se sont aussi approprié l’idée. Pourtant, ces scientifiques, comme ils se nomment, pensent bien que nous sommes issus et inclus dans la nature de la surface terrestre, et non posés là par quelque dieu. Alors comment peuvent-ils inclurent dans leurs explications qu’une des espèces animales aient pu engendrer l’idée — je ne parle pas des outils — que cette espèce, la nôtre, pouvait tout expliquer, tout comprendre, avec le temps et la technologie; autrement dit, comment ne se rendent-ils pas compte que cette idée revient à dire que la nature aurait engendré un animal particulier, destiné à la comprendre, à l’expliquer? Cette folie peut se comprendre de la part des croyants mais de la part des non-croyants cela montre qu’ils n’ont pas cessé de croire. Ils ont introjecté dans leur inconscient l’ancien dieu antique tout-puissant projeté dans l’ailleurs inaccessible de la transcendance, ils se sont appropriés sa toute-puissance, et ils se croient maintenant eux-mêmes les dieux de la nature. Ils sont eux-mêmes devenus fous. Nous sommes devenus fous, notre culture ne repose plus que sur la domination de la domination. Partout! Nous sommes devenus le cancer de la surface terrestre pour tout le vivant et même pour la part du minéral dont nous sommes issus. Qui va nous soigner de cette folie autodestructrice?

Pourtant beaucoup d’auteurs et d’acteurs du XIXè siècle nous avaient prévenus!

Les collapsologues ou autres « effondrementalistes » me font sourire: Tout va s’effondrer! Courage, fuyons!

Jacques Jaffelin, 29/09/2020 et janvier 2019 pour la citation…

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