Cabinet de thérapie sociosomatique

Traitement des troubles relationnels et de la socialisation

Jacques Jaffelin, Ph.D.

69, rue de Paris

F 91120 Palaiseau

Tél. 01 60 10 88 99

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Intervention selon les modes relationnels suivants :

Les modes de somatisation

(sexe, goût, odorat, chaleur, kinésie, ouïe, vue, pensée)

Les modes de relation

(sexualité, amitié, convivialité, rivalité, autorité, sacralité, idéalité)

Les modes de socialisation

(famille, association, cité, entreprise, institution)

Les modes d’acculturation

(mœurs, traditions et coutumes culturelles)


Pour une médecine sociosomatique (sociosomatologie)

La thérapie sociosomatique a lancé les bases théoriques et cliniques pour une médecine sociosomatique que l’on peut, dans ses grandes lignes, saisir ainsi:

  • Les relations que nous nouons avec nos semblables ne sont ni des interactions ni de simples échanges de quelque chose (messages, objets, sentiments). Elles s’effectuent sur la base de divers changements du corps (ou modes de somatisation) dont on doit jouer comme d’un répertoire croissant avec une grande souplesse. Ces changements et cette souplesse doivent s’apprendre au cours de notre socialisation; toute faille dans cet apprentissage, tout blocage de ce dernier pour une raison ou pour une autre et toute rigidité entretenue ou fixée, engendrent des troubles divers qui ne sont pas toujours traités comme il conviendrait.
  • Toute relation difficile avec les autres (conjoint, famille, entreprise, association, minorité, etc.), chaque problème relationnel, s’exprime toujours sous la forme de troubles organiques (impuissance, frigidité, bégaiements, angoisses, trac, rougissement, pâleur, migraine, sudation, rhumatismes, etc.) qui peuvent déboucher sur des maladies chroniques (paralysie, migraines, ulcères, inflammations, infarctus, etc.).
  • Chacun d’entre nous élaborons tout au long de notre socialisation une conception du monde humain. Cette conception doit sans cesse être mise à l’épreuve. Plus cette conception est rigide et close, plus nous aurons des difficultés à saisir les nouveautés qui s’offrent à nous et en particulier les nouvelles personnes avec lesquelles nous serons amenés à entrer en relation et plus également nous aurons de difficultés à manifester notre créativité en nous enfermant dans des rituels et des routines. Cette conception du monde humain propre à chacun d’entre nous doit être considérée comme notre création personnelle. C’est par elle que nous déterminons les formes de notre implication dans le monde humain, et qui est responsable de nos problèmes lorsque nous la figeons en dogme immuable. Nous appelons cette conception et sa dynamique le processus sociocognitif (ou PSC) de la personne; c’est son « style de vie », pour reprendre une expression d’Alfred Adler.
  • L’intervention thérapeutique consistera donc tout d’abord à déterminer chez la personne consultante ce qui au cours de l’élaboration de son processus sociocognitif l’a conduit à développer ses symptômes qui constituent autant d’impasses dans la poursuite de sa socialisation. Le thérapeute mettra ensuite en place, avec la personne, des techniques permettant de sortir de ces impasses, afin qu’elle apporte sa créativité au monde humain.

 

Qu’entend-on par socialisation ?

  • En thérapie sociosomatique, nous entendons par socialisation le processus intelligible par lequel l’individu, dès sa naissance, manifeste sa créativité devant la diversité des changements et la complexification croissante de la vie moderne.

    La vie humaine moderne, majoritairement urbaine, pose des problèmes de plus en plus complexes, nombreux et nouveaux à chacun d’entre nous.

    La socialisation se présente en fait, pour tout individu, comme une suite irréversible d’inventions, d’apprentissages et d’expérimentations de la diversité; irréversible car on ne peut désapprendre ni à marcher, ni à parler, ni à faire de la bicyclette, ni à penser.

    En fait, le concept de socialisation voudrait exprimer, dans un même élan intelligible, les formidables changements de l’individu humain, de sa conception à sa mort, depuis qu’un membre d’un certain groupe homo à eu le génie de tailler des pierres, jusqu’à aujourd’hui.

    Le concept de socialisation veut avant tout exprimer cette irréversible fulgurance. Mais cette irréversibilité loin d’être conçue comme déterminée doit être vue comme l’expression même de notre créativité.

La conception des problèmes en thérapie sociosomatique

  • La socialisation n’étant pas de tout repos, elle met à mal l’individu qui, pour une raison ou pour une autre, fixe son comportement dans une attitude autoréférentielle qui l’empêche de la poursuivre.

    Nous appelons ces symptômes autoréférences ou narcoses.

    Ces problèmes ne sont pas considérés en sociosomatologie comme devant exiger, de la part des individus, une faculté croissante d’adaptation à ce qu’on nomme habituellement: environnement, système, société. La seule référence sur laquelle nous nous appuyons est la créativité et la responsabilité de l’individu.

    Les troubles de la socialisation sont donc envisagés comme des difficultés à changer de comportement dans telle ou telle situation. Chaque type de comportement est appelé mode de somatisation car il signifie un usage spécifique du corps par type de situation sociale ou relationnelle. La thérapie sociosomatique conçoit ces blocages et intervient sur eux selon une combinaison de plusieurs modes dont les trois groupes principaux sont:

    1. Les modes de somatisation: sexe, goût, odorat, chaleur, kinésie, ouïe, vue, pensée;

    2. Les modes de relation: sexualisation, amitié, convivialité (coopération), rivalité (compétition), autorité (séduction), sacralité (lois, symboles, imaginaire), idéalité (conceptions, mythes, religions, théories);

    3. Les modes de socialisation: famille, association, cité, entreprise, institution.

    4. Les modes d’acculturation: cultures (mœurs, traditions, coutumes)

  • Il est important de noter que ces modes, bien que dynamiquement différents, sont tous humainement d’importance égale.

    La thérapie sociosomatique considère que c’est la confusion, c’est-à-dire la non-distinction de ces modes, qui conduit à engendrer le symptôme de fixation sociosomatique. Mais le symptôme doit être considéré comme une création qui n’a pas pu ou su trouver sa voie de socialisation en s’engageant dans l’impasse de l’autoréférence.

Le traitement en thérapie sociosomatique

  • Le travail ou le traitement en thérapie sociosomatique s’effectue en deux temps. Le premier consiste à déterminer et à saisir les lieux précis où le processus de socialisation s’est figé ou engagé dans une impasse ou une autoréférence; le second, à mettre au point, avec la personne, des techniques appropriées d’apprentissage lui permettant de surmonter ses blocages et de s’engager dans les changements saisis.

    La thérapie sociosomatique considère ces blocages émotionnels, affectifs et relationnels, comme des impasses dans la poursuite de la socialisation de l’individu; ou encore comme des « cercles vicieux » qu’il s’agit d’ouvrir pour briser la fameuse « immobilité fascinée » dont parlait Freud.

    La cure consistera, pour la personne, à passer, de cette autoréférence provoquée par un usage sociosomatique dominant, à la mobilité assumée. Cette technique exige une conception de l’être humain fondée avant tout sur la recherche opiniâtre et systématique de l’expression de la créativité propre de l’individu.

    La thérapie est conçue comme une perspective dynamique que la personne élabore avec le thérapeute. Il ne s’agit pas d’une simple « thérapeutique » entendue comme technique de guérison. La thérapie sociocognitive invite plutôt à voir dans les problèmes que nous rencontrons, non pas l’illusion trop souvent entretenue de les éradiquer, mais l’opportunité de les transformer, voire d’en créer de nouveaux, de manière à les rendre plus humainement acceptables.

    Elle invite ainsi à considérer toute parole, tout souvenir, comme l’actualisation d’un projet et non comme la réminiscence d’un passé.

Ce qui caractérise la thérapie sociosomatique

  • La thérapie sociosomatique s’est dégagée de la notion de système de communication au profit de celle de mode de relation qui exprime des formes dynamiques de passage d’un mode de somatisation à une autre et non pas des catégories figées et préétablies de comportement.

    Le concept de famille, par exemple, n’a pas le même sens en thérapie sociocognitive que dans les autres approches. Il devient un opérateur logique beaucoup plus riche, souple et dynamique. En effet, nous sommes aussi amenés à devenir membre d’autres familles (en tant que parent, époux, enfant par alliance, etc.), adhérent d’associations, citoyen d’une ville, d’une nation, d’un État, employé d’une entreprise. Ces modes de relation s’expriment, pour chacun d’entre nous, par des changements spécifiques qui rendent justement illusoire toute quête d’une quelconque identité. En thérapie sociocognitive tous ces changements sont pris en compte, analysés et différenciés précisément.

    Dire, par exemple, que l’individu est déterminé par le groupe, la famille ou la culture, ou encore que le psychisme de l’individu obéit à des lois déterminées, constituent justement, en thérapie sociosomatique, des propositions symptomatiques qu’elle se propose de traiter; car ceux qui les énoncent ne pouvant les appliquer à eux-mêmes, entrent alors en état de fascination autoréférentielle. La thérapie sociosomatique s’oppose donc à toute hiérarchisation des modes de relation et des modes de somatisation qui leur sont associées, car seul l’individu naît, pense, parle, éprouve du plaisir, souffre et meurt.

À qui la thérapie sociosomatique s’adresse-t-elle ?

La thérapie sociosomatique ne s’adresse pas seulement aux personnes qui souffrent de tel ou tel symptôme émotionnel, relationnel ou affectif, elle s’adresse aussi à celles qui désirent renouveler et enrichir leur conception des relations humaines ou qui voudraient s’engager dans un travail d’analyse de telle ou telle mode de somatisation d’un mode de relation (sexualité, amitié, convivialité, rivalité, autorité, imagination, idéalisation), tant au sein d’une famille, d’une association, d’une entreprise, d’une institution, etc., et appartenant à telle ou telle culture.

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